Par-delà le Seuil

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 Bienvenue sur JRB 2110-d [PV : Theon/Stannis/Daenerys/Barriss/Lucas/Sherlock]

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Theon Greyjoy

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Date d'inscription : 14/09/2018

MessageSujet: Bienvenue sur JRB 2110-d [PV : Theon/Stannis/Daenerys/Barriss/Lucas/Sherlock]   Sam 15 Sep - 17:38

(Le présent message contient une musique d'ambiance dans un encart "spoiler". Pour une expérience maximale, ne jouer l'enregistrement qu'une fois arrivé à ce bandeau et poursuivre la lecture du texte.)

Nouvelle journée, nouvelles taches !

Cela faisait quelques jours à présent que l'équipage avait été tiré d'hyper-sommeil par l'ordinateur central pour une raison dont il n'avait, à vrai dire, que bien peu de préoccupation. Theon se contentait de mener sa barque, ou plutôt son énorme cargo colonisateur à travers le noir profond de l'espace.
Pour quelque obscure raison, le commandement avait pris la décision d'abandonner l'objectif principal qu'était de rejoindre une planète idéale pour démarrer une nouvelle civilisation.
Pour quelque obscure raison, ils s'étaient trouvés à quelques jours seulement d'un objectif secondaire, certes moins parfait que le modèle retenu par l'étude du projet Terre-2, mais, au vu des réserves de carburant, à moins de dériver pour toujours dans l'univers sombre et froid, cette petite sphère verdoyante à travers la baie vitrée de son cockpit saurait, il n'en doutait aucunement, satisfaire amplement les attentes de chacun.
Et pour quelque obscure raison à nouveau, en observant cette astre viridien danser autour de son axe de rotation avec une lenteur hypnotique lui procurait une curieuse sensation de paix.

JRB 2110-d était la troisième planète d'un système qui en comptait six, la seule gravitant dans la zone d'habitabilité de son étoile jaune, JRB 2110-a, un astre semblable au soleil terrestre. À vrai dire, à la lecture des données qui s'affichaient sur son écran de contrôle, la petite émeraude avait énormément de points communs avec leur planète d'origine, à ceci près qu'elle était supposée présenter les caractéristiques primaires de la colonisation végétale.
Dans l'esprit du caporal-chef Greyjoy, cela ressemblait à de gigantesques forêts de pins ou de séquoia, quelques arbustes à grandes feuilles, de la mousse et des souches creuses. Le tout, dans l’enivrant parfum de sous-bois qu'il aimait retrouver dans l'odeur de certaines eaux de javel.
Pour ce qui était de la présence d'animaux vivants, pour l'heure, ils n'en avaient aucune idée.

Déjà, le pilote chevronné préparait ses calculs pour placer l'
USCSS Opportunity en orbite géostationnaire autour de l'aire d'atterrissage de l'équipe d'exploration. De savantes équations qui mêlaient les constantes gravitationnelles de l'astre, sa masse, sa période de révolution et son rayon. Toutes ces données lui étaient directement énoncées sur son écran mais, par plaisir, Theon avait récupéré un vieux bloc-note jauni par le temps passé à voyager dans l'espace et un crayon à papier qui avait dû servir de nombreuses fois au vu de sa taille raccourcie, et s'était employé à calculer lui même l'altitude GEO.

- Pour G = 6,80.10-11 N.m².kg-² ; M = 6,2589.1024 kg ; T =25,896574 x 3600 s ; et RT=7582,21 km on a :
h = ((G x M x T²) / 4π²)1/3 -RT
soit h =. . . . . . . . . . . . 45412 km, BINGO ! Sacré machin, t'es plus grosse qu'il n'y paraît ma jolie !


Une fois ses calculs terminés et vérifiés par l'ordinateur, le pilote entra la commande de mise sur orbite qui se fit d'elle même dans l'heure suivante, l'imposant engin flottant descendant lentement vers son orbite où, tout aussi lentement au rythme de la rotation de la planète sur elle même, il l'accompagnerait. En attendant, le pilote avait eu largement le temps de récupérer son paquetage pour la mission suivante, à savoir conduire l'équipe d'exploration sur le plancher des vaches !

Son sac jeté sur une épaule, revêtu d'une combinaison anti-G, le pilote arpentait les coursives du vaisseau monde, laissant l'odeur acre du cambouis et des liquides de refroidissement chatouiller ses sens. Il aimait bien ces senteurs mécaniques de graisses brunes, de fluides visqueux, les sons métalliques des machineries, le chuintement plaintif des vérins pneumatiques de lourdes portes coulissantes qui cloisonnaient les corridors et donnaient accès aux différentes salles.

Il arriva devant l'une d'entre-elles et jeta un oeil à la caméra qui donnait sur le balisage jaune et noir qui tapissait le sol devant le sas, comme devant chacune des autres portes similaires de l'
USCSS Opportunity. La porte blindée, prévue pour sceller la pièce qu'elle renfermait en cas de dépressurisation, s'ouvrit lourdement dans le chuchotement sourd de ses vérins, nappée dans la lumière dansante des gyrophares oranges qui la ceinturaient.

L'ouverture donnait sur un impressionnant hangar où étaient amarrés différents véhicules sur roues, enchaînés aux grilles denses du sol par de monstrueux maillons plus épais qu'un bras humain. D'innombrables caisses et containers en taule occupaient la majorité de l'espace, recelant en leur sein le matériel nécessaire à l'implantation de la colonie à la surface. Enfin, caché tant bien que mal derrière l’amoncèlement de ces boîtes harnachées dans des filets en acier, une titanesque navette reposait sur ses lourds trains d'atterrissage.
L'engin était trapus et son allure donnait l'impression qu'il était à l'épreuve de tout. Le sommet de l'appareil était retenu au plafond du hangar par une pince colossale à la puissance démesurée. La navette reposait ainsi retenue sur les portes d'un immense sas cloisonné sous lequel ne demeurait plus que le vide de l'espace que l'on pouvait apercevoir au travers de deux hublots compact et au travers desquels on pouvait voir flotter l'astre émeraude.

Theon passa sa main gantée sur la carlingue de l'appareil dans une caresse légère tout en en faisant le tour. Les moteurs sifflaient faiblement, prêts à partir. À l'arrière, la rampe d'embarquement n'attendait plus que lui. Ainsi, une fois à l'intérieur, le pilote pressa la commande de fermeture, regardant le lourd panneau blindé remonter avec une douceur relative avant de sceller pleinement dans un chuintement aigu, rendant ainsi l'appareil parfaitement hermétique aux conditions extérieures. Se retournant vers les entrailles de ce nouvel environnement, tout devint soudain plus étriqué, à l'étroit, rentabilisant le moindre espace disponible pour les différents systèmes, conduits, circuits et appareils de contrôle et de mesure. Un couloir court s'ouvrit alors sur la salle tassée ou étaient harnachés les membres de l'équipe d'exploration, chacun attaché dans un harnais de sécurité relié à trois des quatre murs dans leurs dos de sorte que chacun se faisait face par le milieu de la pièce.
Il reconnu, d'un coup d'oeil rapide, le commandant de l'équipage, son adjointe et quelques-unes des têtes présentes, le temps que dura sont très court passage au milieu d'eux, se dirigeant plutôt vers le couloir suivant.
Ce dernier passait devant les portes fermées du laboratoire d'analyse scientifique, de la salle d'analyse médicale, de l'armurerie embarquée, des systèmes de maintenance et, enfin, devant la porte ouverte de la cabine de pilotage au sein de laquelle le caporal-chef Greyjoy prit place.

L'espace, débordant d'écrans et de moniteurs en tous genres, était sans doute plus étroit encore que la pièce où les genoux de l'équipe d'exploration manquaient de s'entrechoquer les uns les autres. Il plaça son sac sous son siège et l'y sangla avant de s'arnacher lui même à son dossier. Un rapide regard à travers la vitre blindée donnant sur le hangar puis...


- Comme à la maison...

Ses mains expertes s'activèrent alors, enclenchant trois interrupteurs qui virèrent au jaune lumineux. Pianotant sur une série de touches qui émirent une succession de bips satisfaisants. Les trains d’atterrissage se rétractèrent, laissant l'appareil en suspension au dessus de la porte de la baie, maintenu accroché par la pince géante à l'extérieur. Les haut-parleur dans l'ensemble de la navette crachèrent en s'allumant alors que d'un doigté agile Theon programmait la mise en chauffe des moteurs tout en regardant ce que faisait son autre main, occupée à fouiller dans un clapet de rangement pour en sortir un objet venu tout droit d'un autre siècle et l'insérant dans un appareil tout aussi ancien.


Spoiler:
 


Une pression sur une commande et les lumières du hangar s'éteignirent pour ne plus laisser danser que les gyrophares rouges disséminés dans toute la vaste pièce sous couvert d'une alarme retentissante. L'éclairage à l'intérieur de la navette passa en mode économique en laissant seulement quelques veilleuses basse visibilité aux teintes écarlates. Les écrans de la salle où patientait l'équipage s'allumèrent et renvoyèrent les images de la caméra ventrale qui visait les immenses portes de la baie de largage qui s'ouvraient lentement sur le vide avec, quelque 45000 kilomètres en dessous, la surface de JRB 2110-d. Dans l'encadrement de la porte de largage, l'air s'échappant prenait une nouvelle densité qui le muait en une opaque brume blanche avant de disparaître tout à fait.
Les panneaux vinrent en butée dans leurs logements de la coque de l'
Opportunity en produisant une secousse suivie du silence de mort de l'espace.

-Pour tous, préparez vous à la descente.

Theon souleva un boitier en plexiglas transparent qui renfermait un bouton poussoir au dessus duquel il laissa flotter sa main mise bien à plat. Il regarda une dernière fois en direction du hangar où, malgré l'aspiration, rien n'avait bougé. Enfin, il abattit sa main gantée sur l'interrupteur en forme de champignon.
L'énorme pince qui retenait la navette relâcha lentement sa prise, la libérant tout à fait, suspendue qu'elle était dans le vide, parfaitement immobile avant que, d'une nouvelle pression, Theon n'activa les propulseur dorsaux qui éjectèrent violemment le vaisseau en chute libre par la baie de largage, filant droit vers la planète verte.
Il laissa la descente à pic se prolonger une longue minute, seulement soumise à l'incroyable puissance de la gravité puis, enclencha une nouvelle commande. Cette fois, les moteurs arrières se mirent en marche, libérant de puissants jets de plasma bleu qui propulsèrent l'appareil sur sa trajectoire d'approche sous un angle d'attaque un peu moins agressif que l'incidence nulle. Il traversa alors bientôt la couche la plus externe de l'atmosphère où le ciel virait lentement du noir profond au bleu nuit. À mesure que la teinte s'éclaircissait, les étoiles disparaissaient peu à peu.
La navette commença à trembler alors que la vitre du poste de pilotage était pourléchée par la friction de l'air extérieur qui virait au rouge orangé. Les senseurs affichaient en masse les valeurs des températures et des pressions qui s'exerçaient sur la coque et qui en auraient fait défaillir les moins aguerris aux descentes atmosphériques.
Enfin, le nez de l'appareil vint effilocher les premiers nuages avant de s'enfouir au sein d'une mer de coton. Les secousses moururent bientôt tandis que la température extérieur retombait à des niveaux standards. À la fin de la séquence de freinage atmosphérique, le caporal-chef Greyjoy entama la phase d'approche du site de pose, descendant lentement en de larges lacets. La navette quitta la strate nuageuse qui révéla les valons verdoyants de leur nouvelle planète. Il était là, le site idéal, par delà quelques montagnes à basse altitude, une plaine herbeuse sur les berges d'un lac paisible.

Les aérofreins finirent de ralentir tout à fait le véhicule qui se maintint en suspensions au dessus de l'herbe fournie, mise en danse par la poussée des répulseurs qui se mouraient pour laisser l'appareil se poser enfin sur ses trains d'atterrissages dans une douceur qui contrastait avec la violence du largage quelques minutes plus tôt. Enfin, quand tout sembla s'immobiliser, plus ne demeura que le chuintement des turbines à plasma qui finissaient de refroidir. La lumière repassa en veille active blanche, les écrans s'éteignirent.


-La compagnie Greyjoy est fière de vous souhaiter la bienvenue sur JRB 2110-d. La température extérieure est de 21°C avec une humidité de 43%. La météo est clémente pour la journée, quelques averses sont à prévoir au courant de la nuit. Il est 09h15 du matin heure locale. Nous rappelons à notre équipage que la planète a une période de révolution d'environ 26 heures et que le soleil se couche à l'Ouest à 19h. Nous espérons que vous aurez passé un agréable voyage et serons heureux de vous retrouver dans notre compagnie.

Les haut-parleurs crachotèrent une dernière fois avant de s'éteindre tout à fait tandis que Theon quittait le poste de pilotage après avoir mis en sommeil le système de guidage et vérifié le fonctionnement des systèmes de communication. Finalement, il parcourut la coursive jusqu'à la salle d'arrimage où se trouvait certainement encore le reste de l'équipe.
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